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« E. coli : pourquoi fallait-il retirer de la vente les 5 fromages infectés »
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INNOVATION – Financer son projet à l’aide des internautes, participer à une carte de la pollution en partageant ses données ou donner des idées de produits à un supermarché… le public a-t-il trouvé en ligne un moyen de s’affirmer et de sortir des cercles traditionnels? Réponse de Vincent Ricordeau, président de KissKissBankBank.

L’union fait la force. En témoigne le succès rencontré ces dernières années par le crowd (la foule, en anglais). Qu’on l’associe au financement (funding), à l’information (sourcing) ou à l’achat (buying), le public est un acteur de plus en en plus écouté sur la toile. Auteur de «Crowdfunding , le financement participatif bouscule l’économie» et co-fondateur de la plateforme KissKissBankBank, Vincent Ricordeau est l’un des acteurs en France de l’innovation collaborative.

Pour vous y a-t-il un phénomène «crowd»?
Littéralement, oui. Cependant, il y a deux choses. La notion de partage entre individus pour donner naissance à un projet, à la manière des tontines en Asie ou en Afrique, existe depuis des millénaires. C’est l’apparition du peer-to-peer avec le web, c’est-à-dire la possibilité de pouvoir être connecté à des milliers d’autres personnes, qui en a fait un phénomène.

Qu’en est-il en France?
Certes on n’atteint pas le niveau des Etats-Unis, mais la France a passé le cap du millionnième crowdfunder cette année. Ce n’est pas négligeable. Quand KissKissBankBank s’est lancé, la plupart des projets venaient de Paris. Aujourd’hui, ils proviennent aussi bien du Sud que des îles, touchent au design comme à l’agriculture. Le crowdfunding devient progressivement grand public en Europe. Aux Etats-Unis, le raisonnement s’est imposé de lui-même. Là-bas, tout ou presque est financé par le privé.

Certains parlent d’une révolution. Est-ce abusif, selon vous?
Je me méfie du terme, mais oui, c’est une révolution industrielle, porteuse de mutations fortes. Le phénomène de crowd permet ce que le sociologue appelle l’empowerment : l’individu se réapproprie son mode de consommation. On sort d’un modèle pyramidal où il se voyait imposé des produits manufacturés et marketés. Ce n’est plus seulement Apple qui décide quelle montre connectée doit être la première sur le marché, mais Pebble qui se finance sur Kickstarter. En parallèle de cette reprise de pouvoir sur notre situation de consommateur, chacun a la possibilité de libérer sa créativité en faisant appel à l’aide des autres. Tout cela additionné génère un élan d’optimisme général. Pour moi, le crowd ce sont des graines qui vont nous amener à une logique plus latérale, moins verticale.

Mais le public peut-il tout? On a les exemples étonnants de la constitution islandaise ou de médicaments crowdsourcés…
Mécaniquement, tous les pans où l’individu peut reprendre le pouvoir vont être investis. Le danger de cet élan d’optimisme serait de croire que tout peut être financé par le crowd. Un petit projet musical porté par une plateforme de crowdfunding qui ne se fait pas, ça ne change pas grand-chose. En revanche, un vaccin qui s’avère dangereux après coup, c’est autre chose. C’est un reproche qui nous est souvent fait: dans des cas comme celui-ci, on ne peut pas s’inventer investisseur. Pour ma part, plutôt que de fermer les portes, je préfère appréhender ce type d’échecs et veiller à ce qu’ils ne se répètent pas.

En empruntant de l’argent aux internautes plutôt qu’aux banquiers pour financer un projet particulier, le mouvement du crowdfunding traduit-t-il une forme de défiance?
Le crowd est venu se caler dans un interstice où les banques ne jouent pas ou plus : les projets qui font entre 0 et 1 million d’euros. Le crowdfunding comble les carences du système traditionnel jusqu’à ce que celui-ci prenne le relais, quand le projet a vécu et gagné en importance. Dans un second temps, une fois que le financement participatif sera ancré dans les habitudes de la population, je pense qu’il aura un vrai impact sur le système financier. On faisait rire il y a 5 ans, ce n’est plus du tout le cas maintenant.

Propos recueillis par Romain Gouloumès

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Vincent Ricordeau: «Avec le crowd, l’internaute reprend le pouvoir» | 20 Minutes et les innovations de demain
August 6th "

SANTÉ - La prise d’aspirine réduit les taux de cancers de l’oesophage et de l’estomac de 30%…

Une prise d’aspirine quotidienne, à faible dose, peut réduire significativement le risque de développer des principaux cancers digestifs (intestins, estomac et oesophage), selon une nouvelle étude, parue mercredi, qui conclut que les bénéfices de cette prévention l’emportent sur les risques de saignements.

Prendre de l’aspirine pendant 10 ans permettrait de réduire les cas de cancer du côlon d’environ 35% et les décès de 40%. La prise d’aspirine réduit les taux de cancers de l’oesophage et de l’estomac de 30% et les décès par ces cancers de 35-50%, selon ce travail de synthèse de plus de 200 essais cliniques et d’autres études explorant les effets anti-cancers de ce vieux médicament.

Prendre une dose quotidienne de 75-100 mg pendant au moins cinq ans

L’accumulation des données disponibles soutient l’existence d’un impact de l’aspirine sur la réduction de l’incidence du cancer et la mortalité globale dans la population générale, rappellent les auteurs, conduits par le professeur Jack Cuzick, Directeur du Centre pour la prévention du cancer (Londres, Wolfson Institut de médecine préventive/Université Queen Mary/QMUL).

Mais d’après leur analyse, publiée dans le journal de la Société européenne d’oncologie médicale, Annals of Oncology, les avantages de cette prévention l’emportent sur les inconvénients, même si certaines précautions semblent requises pour éviter les saignements et hémorragies. Il évoque ainsi le dépistage pour traiter et éliminer la bactérie Helicobacter pylori, responsable de la majorité des ulcères gastroduodénaux, susceptibles de saigner abondamment en cas de prise inconsidérée d’aspirine.

Pour bénéficier des bienfaits de l’aspirine, les gens doivent commencer à prendre une dose quotidienne de 75-100 mg pendant au moins cinq ans et probablement 10 ans entre les âges de 50 et 65 ans, selon cette nouvelle étude.

Aucun bénéfice les trois premières années

Aucun bénéfice n’a été observé dans les trois premières années de prises d’aspirine. Les taux de mortalité ont été réduits seulement après cinq ans.

Cependant «de plus amples recherches sont nécessaires pour déterminer la dose optimale et la durée d’utilisation, et identifier les personnes à risque accru de saignement», notamment parmi les personnes âgées, relèvent les auteurs.

Il est déconseillé de se lancer dans une prise d’aspirine à tout va sans en parler d’abord à son médecin.

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L’aspirine réduirait les risques de cancers digestifs - 20minutes.fr
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